vendredi 17 septembre 2010

Non à la violence éducative! (suite)


Certains jours, débordé par le quotidien, les crises et les larmes de nos chérubins nous semblent tellement de trop, que l'on souhaiterait que ça cesse en un éclair. J'avoue, parfois, je laisserais bien ma main mettre un arrêt à mes souffrances en mettant une bonne tape sur la fesse rebondit d'une de mes filles. Mais je n'en arrive, heureusement, jamais là. Même si la frontière et toute proche, je sais que c'est une zone interdite.

Je ne comprend pas toujours mes pulsions et quand je sens cette violence montée en moi, je cherche vite à l'analyser pour la comprendre.
Le plus dur, c'est de prendre le temps de s'arrêter pour se remettre en question, avant de craquer et de corriger nos enfants.
Quand je me sens dans cet état, en général c'est que je ne trouve plus de solution ou bien que ma fatigue m'en empêche.

Défenseure du respect éducatif (entre autre), je ne suis pas toujours infaillible et je peux aussi céder à des pulsions, malgré mes croyances. Je ne tape, ni ne corrige d'une quelconque façon mes enfants. Pourtant, il m'arrive d'utiliser une autre forme de violence et qui n'est pas moins grave : la violence verbale. Les mots sont pour moi bien plus dur à retenir que les gestes.

Je ne parle pas d'insulte, mais bien de mots qui blessent nos tout petits.
Je fais un gros travail sur moi, pour éviter ces problèmes verbaux, mais il m'arrive encore d'échouer.
Les premiers temps, je culpabilisais énormément. Puis j'ai appris à m'excuser auprès de mes enfants. Prendre le temps de leur expliquer que oui, moi leur mère j'ai eu tort et que non il n'est pas normal de dire des choses méchantes pour se soulager de son stress. Je leur explique bien que les mots que j'ai dit ne sont pas des vérités et qu'elles ne doivent pas croire que je les pense. C'est ma colère qui parlait pas mon cœur.

Eh bien, ce n'est pas toujours facile à faire. Mais c'est un bien pour mes filles.

Nous ne sommes pas invincible, c'est certain. Le plus important, c'est de souhaiter prendre conscience de ses propres failles, pour ne pas en faire subir les conséquences aux autres. Nos enfants sont fragiles et précieux et c'est peut être ceux qui méritent le plus notre respect.
Comment leur apprendre à être respectueux de son prochain, si nous même nous ne le sommes que partiellement avec eux?

Mon astuce est simple: faire une pause.
Prendre le temps de réfléchir à ce qui nous met réellement en colère et pourquoi.
Prendre le temps de s'isoler avant de faire quelque chose que l'on pourrait regretter.
Prendre le temps de dire à son enfant qu'on l'aime et que parfois nous aussi nous faisons et disons des bêtises.
Mais surtout accepter de s'arrêter pour se rendre compte que nos enfants ont les mêmes droit que nous et que nous sommes là pour les protéger.

Soyons cohérent et apprenons à nos enfants que toute forme de violence est inadmissible et qu'il ne faut l'accepter ni dans son foyer, ni à l'extérieur. Peut-être qu'ainsi, les générations de femmes et d'hommes à venir n'auront plus à souffrir de la violence conjugale, entre autres.

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