jeudi 24 juin 2010
Biberons et bisphenol A (BPA)
En lisant le journal ce matin, j'ai appris que le parlement a voté hier l'interdiction de la fabrication et de la commercialisation de biberons contenant du bisphénol A. C'est un grand soulagement, pour nos chères têtes blondes. La durée de mise en application par contre me désole un peu étant donné qu'elle semblerait ne pas arrivée avant janvier 2011.
Toute fois la reconnaissance publique du danger du bisphénol A est une grande victoire, qui va sensibiliser plus d'un parent et futur parent dans leur choix.
Pour ma part, j'ai découvert les méfaits du bisphénol A grâce à nos amis les canadiens qui ont voté, depuis déjà quelques années,l'interdiction de sa commercialisation.
Il faut savoir que le bisphenol A contenu dans les biberons est un composé dangereux et cancérigène à l'origine de nombreuses dégénérescences en particulier sur les appareils génitaux. Jusqu'à présent, il n'était reconnu que la toxicité de son utilisation lorsqu'il était soumis à de fortes températures comme lors de son passage au micro-onde. Aujourd'hui cette loi va permettre à l'ensemble des acteurs de la petite enfance et des parents de protéger les enfants de ce poison.
Personnellement, en tant que maman (très) allaitante, je ne me suis soucié d'histoire de biberon qu'aux alentours de la première année de ma fille ainée, quand elle a voulu boire de l'eau la nuit en toute autonomie. J'avais reçu des biberons en cadeau publicitaires et n'en n'ayant pas grand usage, je n'avais pas eut besoin de compléter. Quand ma petite puce a grandit et désiré boire du lait de vache tiède en mon absence, nous avons utilisé les mêmes biberons.Nous les faisions réchauffer au micro-onde. Personne ne m'avait jamais informé des risques. Puis en voguant sur les vagues internationales du web, j'ai découvert de nombreux articles et documentaires sur le bisphenol A.
J'ignorais jusqu'à son existence!!
Alors, lorsque j'ai découvert ses effets nocifs, j'ai de suite arrêté de les faire chauffer et me suis dirigé vers d'autres biberons en verre cette fois-ci. Je ne voulais plus de plastique craignant (dans l'extrême) qu'on nous cache à nouveau une substance toxique. J'ai donc acheté un biberon des plus basiques et je l'ai équipé d'une gaine en latex. Le tour était joué!
Je me suis sentie trahi dans mon rôle de maman protectrice. Naïvement, je faisais confiance aux fabriquant, persuadée qu'ils ne risqueraient jamais de mettre une quelconque substance nocive dans un biberon destiné à des nouveaux nés. J'avais tort d'être trop confiante et je l'ai appris à mes dépend. Ce qui m'a aussi vraiment mise en colère c'est de savoir à quoi était destiné l'usage du BPA.
En fait ce composé chimique serait essentiellement présent dans les biberons pour leur effet transparent et une certaine résistance au choc... Navrant! On empoisonne nos enfants pour faire de beaux ustensiles (de mort?).
C'est pourquoi je suis heureuse que les méfaits du bisphenol A soient enfin reconnus légalement en France! Une bonne chose de faite pour les biberons. Allons plus loin! A quand son interdiction complète dans la fabrication d'emballages alimentaires?
mercredi 23 juin 2010
Solutions locales pour un désordre global
http://www.solutionslocales-lefilm.com
Il s'agit du film considéré par de nombreuses personnes comme le film engagé de l'année. En effet, Coline Serreau s'attaque à l'agriculture industrielle et dénonce les fonctionnements crapuleux, an parallèle elle montre des personnages tel que Vandana Shiva, Lydia et Claude Bourguignon ou même Philippe Desbrosses déjà présent dans le film "Nos enfants nous accuseront".
Je conseil ce film qui est encore disponible à la projection (voir sur le site pour le faire projeter près de chez vous), j'ai été fondamentalement touchée par les témoignages des cultivateurs locaux. De plus l'image très présente d'une fécondité féminine essentielle est une vision séduisante dans un milieu qu'on a trop souvent l'habitude d'attribuer aux hommes (surtout en occident).
Il s'agit du film considéré par de nombreuses personnes comme le film engagé de l'année. En effet, Coline Serreau s'attaque à l'agriculture industrielle et dénonce les fonctionnements crapuleux, an parallèle elle montre des personnages tel que Vandana Shiva, Lydia et Claude Bourguignon ou même Philippe Desbrosses déjà présent dans le film "Nos enfants nous accuseront".
Je conseil ce film qui est encore disponible à la projection (voir sur le site pour le faire projeter près de chez vous), j'ai été fondamentalement touchée par les témoignages des cultivateurs locaux. De plus l'image très présente d'une fécondité féminine essentielle est une vision séduisante dans un milieu qu'on a trop souvent l'habitude d'attribuer aux hommes (surtout en occident).
Nos enfants nous accuseront
http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/J'ai mis beaucoup de temps pour voir ce film et je l'ai finalement vu après le film de Coline Serreau "solutions locales pour un désordre globale". J'ai trouvé les deux films très complémentaires. L'alimentation aujourd'hui est devenu une des parties négligées de nos vies et de nos budgets. Ce film dénonce et donne des pistes positives. Manger sain, pour nous, nos enfants et le respect de notre environnement.
J'ai encore entendu hier, en écoutant France Inter, que la moyenne des dépenses alimentaires en 2009 est inférieure au coût de nos logements.
Quel est cette logique économique qui veut que notre toit nous coûte plus cher que notre alimentation?
Je suis inquiète d'entendre les gens se désintéresser de leur façon de manger et de nourrir leurs enfants. Le prix ne doit pas tout faire, la solidarité permet parfois aussi de vivre mieux sans dépenser plus.
A méditer!
Le mystère de la disparition des abeilles
Voilà un film fort intéressant mais parfois (pour ma part) un peu trop technique. Quoiqu'il en soit on en sort moins ignorant et prêts à devenir plus compatissant de ces petites bêtes .Selon Albert Einstein si les abeilles disparaissaient l'homme n'aurait plus que 4 années à vivre... Elles sont les principaux pollinisateurs de nos cultures. Elles sont fragiles, précieuses et méconnues.Dans ma région (Alsace) il s'agit d'une vrai hécatombe, depuis les dix dernières années. Les monocultures, les pesticides et autres engrais, fragilises, rendent malades ou même tues nos amies ailées. Les apiculteurs sont souvent désarmés et démunies face au décés ou à l'agonie de ruche entière. Ouverture sur une grande réflexion face à nos responsabilité et au moyen d'être plus respectueux à l'avenir.
Je tiens aussi à préciser qu'aujourd'hui les ruches de particuliers sont des articles accessibles et réellement bénéfiques pour notre environnement. Toute fois comme toujours renseignez-vous avant tout achat. J'y pense sérieusement, même si je n'ai pas l'espace pour le moment et que mes filles me semblent encore trop jeunes... mais ça germe, ça germe!! Les parisiens et les new-yorkais le font sur leurs toits pourquoi pas chez nous?
Global sushi

Voici un film dont j'ai vu la projection à Strasbourg à l'initiative de Greenpeace, (qui au passage organise une projection ou manifestation tous les mois sur le campus de Strasbourg).
J'ai trouvé sa présentation très intéressante. J'ai eut une grosse remise en question sur mes goûts culinaires et le fait de manger parfois plus par caprice que par nécessité. J'ai aussi ressenti une grande tristesse face à notre participation passive à ces modes de pêche excessifs et égoïstes. Il m'a semblé essentiel de le partager ici.
Le retour à une pêche artisanale et raisonnée pourrait permettre à l'homme de manger et de vivre de la pêche mais aussi aux espèces aquatiques de continuer à exister en paix.
mardi 22 juin 2010
couches lavables


Dans un monde, où la normalité va vers tout ce qu'on consomme pour le jeter une fois usé, j'ai décidé de parler d'un sujet encore marginalisé.
Les couches lavables!!!
Quand je suis tombée enceinte de mon premier bout de chou, il m'est venu comme une évidence qu'il ne pourrait participer à ce qui me rendait verte de rage au quotidien dans mon travail; j'ai nommé la super pollution des couches jetables. Je travaillais alors dans une crèche et je passais mes journées à changer des petites fesses potelées et à remplir les poubelles par la même occasion. Chaque jour, nous mettions deux sacs de 100 litres de couches jetables à la décharge.
Pourtant les langes, que mes propres fesses avaient usés, me semblaient très repoussants et peu pratiques. Puis en surfant sur le web, j'ai découvert les couches préformées et tout leur univers.
Ma première appréhension a été le prix de départ qui lorsqu'on veut pouvoir tourner régulièrement revient à environ 270 euros sur le net. Puis le côté fastidieux, je voulais que le père de ma fille participe aux changes et je craignais de le braquer.
J'ai alors trouvé de nombreux sites très sympa traitant du sujet:
J'ai réussis à me faire financer le kit de départ en cadeau de naissance, ce qui m'a définitivement lancé.
J'ai ainsi découvert que ces couches étaient très hygiéniques, douces, vraiment simples d'utilisation et surtout très économiques.
Pour l'entretien:
Tout d'abord on positionne une feuille de papier biodégradable au fond de la couche. cela limite les manipulations fécales et les taches trop tenaces.
Puis,je les entrepose dans une poubelle en plastique de 50l, après les avoir détachées. Puis lorsque elle est pleine je la bascule dans ma machine avec ma lessive de noix de lavage (le savon de Marseille occupe les fibres et diminue l'absorption), plus un peu de percarbonate, un demi verre de vinaigre et quelques gouttes d'huile essentielle de thea tree (attention risque d'allergie!).
Moi je préfère les laver a 60°c, mais certaines se contentent de 40°c.
J'avoue qu'avec l'arrivée de bébé2, 20 mois après bébé1, j'ai du augmenter considérablement mon stock et m'équiper d'un sèche linge.
J'ai donc décider de coudre mes couches, ce qui s'est avéré, pour une novice comme moi, très facile. (voir photo: tout-en-un cousue par mes soins). Pour cela, j'ai acheté du tissus sur le web dans des magasins spécialisés. J'ai pratiquement divisé par deux le prix des couches et pu me faire plaisir avec des motifs sympas et originaux.
liens de sites de tissus pour couche:
http://www.cosycotton.com
http://www.couchenature.fr
http://www.toile-de-coton.fr/catalog/
http://tiloudou.fr/
Pour le sèche linge, j'ai beaucoup hésité, mais je n'avais finalement pas le choix. J'habite en Alsace et dans une maison fort humide... les couches ne séchaient pas ou pas assez vite. Alors toujours convaincue par cette solution de change, j'ai investit dans un sèche linge peu énergivore et avec un retardateur pour l'utiliser en heure creuse.
Au vue de ce que j'écris, il semble que je me sois ruinée pour mes valeurs écologiques.
Eh bien j'ai fait les comptes:
350 euros de couches (+ accessoires)
120 euros de protection papier pour les selles (lavables 2x)
450 euros de sèche linge
960 euros d'électricité
30 euros de lessive et vinaigre
72 euros de percarbonate
résultat: 1982 euros pour les changes de mes deux enfants. Ça parait énorme!
pour la même chose en couches jetables: 3120 euros!!!!
Autant dire que j'ai fait de grosses économies.
Les couches jetables sont l'un des premiers fléaux écologiques. Elles génèrent à elles seules 351000 tonnes de déchets par an pour la France (uniquement). Un enfant jusqu'à l'age de la propreté consomme une moyenne de 3600 couches, c'est à dire 468 kg de déchets.
Elles sont aussi très énergivores à la fabrication et contiennent des produits fortement toxiques.
Toute fois pour celles qui vraiment ne peuvent pas, le mieux c'est d'utiliser des jetables biodégradables et compostables. Elles sont un peu plus chères mais répondent à une alternative entre l'envie de polluer moins et la difficulté de sortir du "jetable addict".
lundi 21 juin 2010
Sop-en-lin (ou en coton)
J'aimerai profiter de ce blog pour répondre à tous les curieux qui venant chez moi pose la fameuse question: "Tu as du sopalin, s'il te plait?"
et auxquels je réponds devant leurs yeux ronds : "Je n'en ai jamais chez moi".
Impossible au 20ème siècle, il y a encore des gens (comme moi) assez fous pour ne pas posséder cette révolution qu'est le papier-essuie-tout!!!
Et bien oui! Chez moi, on utilise des lavettes, éponges, torchons et gants. Ma petite machine à laver a toujours une petite place pour eux.
Le sopalin sans en avoir l'air c'est très polluant (et si!) et on en utilise pour tout et n'importe quoi, de plus, c'est cher et et pour les accrocs du sopa-mouchoir, il faut reconnaitre que c'est très irritant.
Alors oui, j'achète des mouchoirs jetables et du papier toilette, mais je limite leur utilisation au fait de se moucher et de s'essuyer le derrière. Pas d'utilisation inutile pour essuyer du chocolat sur le bout du nez ou enlever une trace de maquillage...
Tout ça pour dire que remplacer le sopalin est très facile et peu cher.
Pour ceux qui souhaite y renoncer et qui n'ont pas de gros stock de lavettes et torchons: pensez à vos vieux draps, tee-shirts, serviettes de bain usée, vieux peignoirs... Un coup de ciseau et pour les plus téméraires un coup d'aiguille et le tour est joué ;°)
Simple, mais il fallait y penser!
et auxquels je réponds devant leurs yeux ronds : "Je n'en ai jamais chez moi".
Impossible au 20ème siècle, il y a encore des gens (comme moi) assez fous pour ne pas posséder cette révolution qu'est le papier-essuie-tout!!!
Et bien oui! Chez moi, on utilise des lavettes, éponges, torchons et gants. Ma petite machine à laver a toujours une petite place pour eux.
Le sopalin sans en avoir l'air c'est très polluant (et si!) et on en utilise pour tout et n'importe quoi, de plus, c'est cher et et pour les accrocs du sopa-mouchoir, il faut reconnaitre que c'est très irritant.
Alors oui, j'achète des mouchoirs jetables et du papier toilette, mais je limite leur utilisation au fait de se moucher et de s'essuyer le derrière. Pas d'utilisation inutile pour essuyer du chocolat sur le bout du nez ou enlever une trace de maquillage...
Tout ça pour dire que remplacer le sopalin est très facile et peu cher.
Pour ceux qui souhaite y renoncer et qui n'ont pas de gros stock de lavettes et torchons: pensez à vos vieux draps, tee-shirts, serviettes de bain usée, vieux peignoirs... Un coup de ciseau et pour les plus téméraires un coup d'aiguille et le tour est joué ;°)
Simple, mais il fallait y penser!
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